par Benoît Genest
Le 11 février dernier, après 18 jours de manifestations, le président égyptien Hosni Moubarak a finalement quitté ses fonctions. C’est par une acclamation de joie que la foule groupée sur la place Tahrir au centre du Caire a accueilli cette annonce du vice-président Omar Souleimane. Revenons sur la série d’événements qui ont mené à cette démission forcée.
Tout le mouvement de contestation a pris sa source dans la révolution Tunisienne qui s’est soldée favorablement pour le peuple, par le départ du président dictateur Ben Ali et de sa famille. Des groupes militants d’Égypte tels les Frères musulmans s’emparent alors du mouvement révolutionnaire qui secoue les pays du Maghreb et le mettent à profit pour lancer cette révolution égyptienne.
Le 25 janvier 2011, première journée de contestation, se tiennent des manifestations dans les rues du Caire, d’Alexandrie et de Suez. Elles se poursuivent et débouchent sur près de 1000 arrestations et 7 morts, jusqu’au 27 janvier.
Le vendredi 28, les manifestations deviennent de plus en plus violentes, et prennent une ampleur inattendue. Toutes les télécommunications étant coupées, le peuple descend dans la rue et submerge les forces policières. L’armée est envoyée au Caire afin de remplacer la police, mais son attitude est difficile à cerner. On la voit parfois fraterniser avec les révolutionnaires, et d’autres fois, tirer sur eux. En outre, les manifestants incendient et pillent plusieurs commissariats de police et bâtiments gouvernementaux.
Le 29 janvier, c’est au tour de la place Tahrir, au Caire, d’être envahie de protestataires, malgré les interdictions de l’armée. Les militaires ouvrent le feu sur la foule en après-midi, et on fait état de 33 morts à la fin de la journée.
Le lendemain, la bourse égyptienne toujours en baisse est fermée, et les dernières chaînes de télévision qui diffusaient encore le sont aussi. Lundi 31 janvier, les manifestations ne s'apaisant toujours pas, le gouvernement Mourarak annonce un remaniement ministériel. L’armée confirme son appui au peuple et une gigantesque marche de protestation est programmée pour le lendemain.
Le 1er février, la “marche du million” dépasse son objectif et atteint 2 millions de participants. Le même jour, le président Hosni Moubarak confirme qu’il restera en poste jusqu’aux élections de septembre 2011.
Le 2 février, neuvième jour de protestation, de violents affrontements entre les partisans du régime Moubarak et ses opposants font rage sur la place Tahrir. Le reste de la semaine sera consacré aux discussions entre le gouvernement et les différents partis d'opposition.
La semaine suivante, soit celle du 7 au 13 février, est très mouvementée. Les grèves des différents travailleurs se succèdent, et plusieurs prisonniers politiques sont libérés. Le 9 février, le voile de censure est levé et les rares journalistes qui n’ont pas démissionné se remettent à relayer les revendications des manifestants. Le 10 février, le président Hosni Moubarak remet ses pouvoirs à son vice-président, Omar Souleiman, ce qui accroît la grogne des contestataires.
Le 11 février est la journée où tout se règle. Dans l’après-midi, une rumeur circule selon laquelle, le président et sa famille auraient quitté Le Caire pour Charm el-Cheikh. En fin d’après-midi, le vice-président annonce la fin du règne de Mohammed Hosni Moubarak. Tous ses pouvoirs sont alors remis au conseil suprême des forces armées, après 30 ans de régime Moubarak.
Le 11 février dernier, après 18 jours de manifestations, le président égyptien Hosni Moubarak a finalement quitté ses fonctions. C’est par une acclamation de joie que la foule groupée sur la place Tahrir au centre du Caire a accueilli cette annonce du vice-président Omar Souleimane. Revenons sur la série d’événements qui ont mené à cette démission forcée.
Tout le mouvement de contestation a pris sa source dans la révolution Tunisienne qui s’est soldée favorablement pour le peuple, par le départ du président dictateur Ben Ali et de sa famille. Des groupes militants d’Égypte tels les Frères musulmans s’emparent alors du mouvement révolutionnaire qui secoue les pays du Maghreb et le mettent à profit pour lancer cette révolution égyptienne.
Le 25 janvier 2011, première journée de contestation, se tiennent des manifestations dans les rues du Caire, d’Alexandrie et de Suez. Elles se poursuivent et débouchent sur près de 1000 arrestations et 7 morts, jusqu’au 27 janvier.
Le vendredi 28, les manifestations deviennent de plus en plus violentes, et prennent une ampleur inattendue. Toutes les télécommunications étant coupées, le peuple descend dans la rue et submerge les forces policières. L’armée est envoyée au Caire afin de remplacer la police, mais son attitude est difficile à cerner. On la voit parfois fraterniser avec les révolutionnaires, et d’autres fois, tirer sur eux. En outre, les manifestants incendient et pillent plusieurs commissariats de police et bâtiments gouvernementaux.
Le 29 janvier, c’est au tour de la place Tahrir, au Caire, d’être envahie de protestataires, malgré les interdictions de l’armée. Les militaires ouvrent le feu sur la foule en après-midi, et on fait état de 33 morts à la fin de la journée.
Le lendemain, la bourse égyptienne toujours en baisse est fermée, et les dernières chaînes de télévision qui diffusaient encore le sont aussi. Lundi 31 janvier, les manifestations ne s'apaisant toujours pas, le gouvernement Mourarak annonce un remaniement ministériel. L’armée confirme son appui au peuple et une gigantesque marche de protestation est programmée pour le lendemain.
Le 1er février, la “marche du million” dépasse son objectif et atteint 2 millions de participants. Le même jour, le président Hosni Moubarak confirme qu’il restera en poste jusqu’aux élections de septembre 2011.
Le 2 février, neuvième jour de protestation, de violents affrontements entre les partisans du régime Moubarak et ses opposants font rage sur la place Tahrir. Le reste de la semaine sera consacré aux discussions entre le gouvernement et les différents partis d'opposition.
La semaine suivante, soit celle du 7 au 13 février, est très mouvementée. Les grèves des différents travailleurs se succèdent, et plusieurs prisonniers politiques sont libérés. Le 9 février, le voile de censure est levé et les rares journalistes qui n’ont pas démissionné se remettent à relayer les revendications des manifestants. Le 10 février, le président Hosni Moubarak remet ses pouvoirs à son vice-président, Omar Souleiman, ce qui accroît la grogne des contestataires.
Le 11 février est la journée où tout se règle. Dans l’après-midi, une rumeur circule selon laquelle, le président et sa famille auraient quitté Le Caire pour Charm el-Cheikh. En fin d’après-midi, le vice-président annonce la fin du règne de Mohammed Hosni Moubarak. Tous ses pouvoirs sont alors remis au conseil suprême des forces armées, après 30 ans de régime Moubarak.
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