lundi 11 avril 2011

Beethoven Romantique à l’OSQ

par Benoît Genest
Anton Kuerti

Le concert du 30 mars dernier s’inscrit dans la lignée des très réussis « Concerts hommages à Beethoven ». Cette fois-ci, c’est sur le thème du Romantisme que l’Orchestre Symphonique de Québec nous a émerveillés.

C’est la 8e symphonie qui ouvert la soirée, dans une interprétation assez rapide mais d’une grande vivacité. Les bois ont été sans reproches tout au long des mouvements. Quant aux cors, ils ont donné une belle couleur qu’on ne leur connaît habituellement pas au troisième mouvement. Soulignons le flûtiste solo assez amusant dans ses débordements d’expressivité et de mouvements.

Avant l’entracte, le pianiste invité, Anton Kuerti, a ravi le public de par sa merveilleuse interprétation du 1er concerto pour piano de Beethoven. D’une agilité incroyable, il nous a offert une belle palette de nuances et un legato des plus réussis. Dès la fin du dernier mouvement, il s’est empressé de fermer le piano, comme pour nous montrer l’orchestre et souligner leur performance, alors que c’était lui la vedette. Quoiqu’en apparence très modeste, il est considéré comme l’un des plus grands pianistes de ce monde et ce n’est pas pour rien que le public l’a rappelé trois fois sur scène.

Le concert s’est conclu par la 6e symphonie de Beethoven, plus souvent nommée Pastorale. L’orchestre a entraîné le public dans une grande atmosphère de fête. Le dernier mouvement a, quant à lui, été interprété avec moins de puissance et de vivacité. En effet, les cordes se sont permis quelques dérapages de synchronisme et Maestro Talmi semblait bien fatigué.

Ce fut tout de même une performance mémorable et un grand moment pour Maestro Talmi qui en est à ses derniers concerts avec l’OSQ. Après le dernier accord de la 6e, un spectateur à spontanément lancé « Merci! » du fond de la salle, traduisant tout le ravissement du public devant son orchestre.

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