dimanche 17 avril 2011

Fin du lock-out du Journal de Montréal : un choix déchirant

par Benoît Genest

Le samedi 26 février dernier, c’est avec difficulté que les employés en lock-out du Journal de Montréal on accepté l’offre patronale, mettant fin au plus long conflit médiatique de l’histoire canadienne.

Après 764 jours de lock-out, c’est à une proportion de 64,1 % que les employés ont accepté l’offre de Quebecor qui réduit notamment le nombre d’emplois de 253 à 62. Des compensations d’une hauteur de 20 millions de $ devraient être offertes aux quelques 191 employés mis à pied.

Selon plusieurs, se sont les lacunes de la loi anti-briseurs de grève qui ont le plus nuit au « cruel lock-out de 25 mois » comme l’a qualifié Québec Solidaire. Dans un même communiqué, le parti souligne tout de même la « dignité des employés » qui se sont battus jusqu’au bout.

Le syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal n’a pas caché sa déception en conférence de presse, reconnaissant la « victoire patronale ». Les employés, déçus, ont, pour la plupart, affirmé avoir voté à contrecœur la proposition du médiateur Jean Poirier. Chez certains lock-outés qui n’étaient pas présents lors du vote, c’est un sentiment de trahison de la part de l’employeur et du syndicat qui les anime.

La nouvelle convention collective qui n’est pas encore signée officiellement s’avère tout de même plus avantageuse pour les employés que celle d’octobre 2010 qui avait été rejetée à 89,3 % et qui portait les 253 emplois à seulement 49, tout en interdisant aux travailleurs mis à pied de travailler pour d’autres quotidiens. Néanmoins, avec l’offre acceptée samedi dernier, les employés licenciés se verront verser une “généreuse” compensation de près de 100 000 $.

Pour l’instant, peu de détails sur la nouvelle convention collective de cinq ans ont été révélés aux médias. L’ensemble de l’offre devrait être révélé sous peu.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire