dimanche 17 avril 2011

Régis-Napoléon Bonaparte-Labeaume


par Félix Étienne

Régis Labeaume est un maire assez spécial.  À l’élection municipale de 2007, il s’est présenté comme candidat indépendant à la mairie, il était presque inconnu du public, mais il a été élu avec 59 % des voix.  Il a fait plusieurs promesses, il a adopté un comportement populiste lors de ses premières années à l’hôtel de ville et il a fait des choses que les gens aimaient probablement, parce qu’il a été réélu le 1er novembre 2009 avec près de 80 % des voix et son propre parti politique, Équipe Labeaume (quel nom original !), a fait élire 25 des 27 conseillers municipaux de la ville de Québec.
Dès le 2 novembre 2009, certaines personnes commencent à se méfier parce que l’opposition est constituée de seulement deux conseillers indépendants, Anne Guérette et Yvon Bussières.  Depuis qu’il était devenu majoritaire à l’hôtel de ville, Régis Labeaume pouvait aller de l’avant avec ses projets intéressants, mais parfois exagérés.  Certains projets étaient plus intéressants, comme le tramway ou le Forum universel des cultures, d’autres l’étaient moins selon moi, comme le nouvel amphithéâtre.  Cependant, quand on est maire, il faut aussi gérer les affaires courantes de la ville, comme les conflits de travail avec les fonctionnaires municipaux, les policiers municipaux et les autres employés de la Ville.

C’est à ce moment que tout a dérapé.  Certes, Régis Labeaume a des qualités, comme celle de ne pas être un maire corrompu et d’avoir des idées de projets, mais ses défauts vont vite ressortir.  Il ne supporte aucune critique, n’a aucune patience et il parle beaucoup plus qu’il n’agit.  Par exemple, Régis Labeaume traitera des fonctionnaires municipaux d’incompétents, il insultera plusieurs autres personnes, dont la mairesse de Lévis, bref quand tu n’es pas d’accord avec lui, tu es con.  Un des conseillers d’Équipe Labeaume, Jean Guilbaut, quittera son parti et ira rejoindre les indépendants en expliquant qu’il avait tourné le dos à Régis Labeaume à cause du climat de peur qu’avait instauré le maire.  Le pire dans toute cette histoire, c’est que dernièrement, Régis Labeaume a annoncé qu’il poursuivrait au civil tous ceux qui le critiquent publiquement, ce qui est contraire à la liberté d’expression et à la démocratie.  Il a mis sa menace à exécution en poursuivant le conseiller indépendant Jean Guilbaut et le président du syndicat des cols blancs, Jean Gagnon et il a également qualifié Radio-Canada de « télé-poubelle » parce qu’elle avait dévoilé des choses qu’il ne voulait pas dévoiler.  Finalement, en 2013, est-ce que les Québécois (de Québec) se laisseront encore berner par Régis Labeaume ?

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