par Émile Ross
C’est la sensation que j’ai eu en regardant Ça n’engage à rien au cinéma, mardi dernier. Il faut dire que nous nous attendions à une comédie...Ce film s’est avéré être une histoire amoureuse pour fillettes de 12 ans environ. Tout ce qu’il faut pour déplaire à un garçon de mon âge. J’aurais pu prévoir la fin du film après 5 minutes d’ennui. Imaginez, il m’en restait encore 103….
Non, ce n’était pas un film russe muet sous-titré en serbo-croate. Non, c’était un film américain. Sans les moyens américains. Ce n’est pas que je regarde seulement des films avec des chars qui explosent, bien au contraire. Cependant, ce film manquait cruellement de punch. Histoire amoureuse et nébuleuse au début, amour au milieu, rupture fracassante au trois quarts du film, puis finalement, retour (in)attendu de l’amour au sein du couple. Le film type américain. Vous connaissez le principe des dîners sur le pouce ? Très utile quand vous n’avez pas le temps de vous alimenter comme du monde. Ce sont des repas parfois desséchés distribués par milliers à travers le monde et souvent moins bons que la recette originale. Tout cela en étant un dessert (de sel) nutritionnel. Il y a un très beau parallèle à faire avec ce film : un réchauffé condensé des fades et récurrentes recettes de la dernière décennie, qui se réalise vite fait, mal fait. Mais qui, au grand dam de tous, ne s’expédie pas aussi vite qu’on le voudrait.
Malheureusement, le film est sorti top tard pour la 83e cérémonie des Oscars. Ce qui l’est encore plus, c’est qu’il ne sera certainement pas mentionné pour la 84e.
Le film est côté 5 par l’organisme québécois Médiafilm, c’est-à-dire moyen. C’est exactement le mot qui me résonnait dans la tête pour toute la durée de ce désastre : « Y a-t-il un moyen de sortir d’ici ? »
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