dimanche 17 avril 2011

L’interdiction de la burqa en France

par Félix Ginoux

La loi qui vise à interdire le port de le niqab en public est en vigueur en France. Cette loi a fait, bien sûr, réagir beaucoup, principalement la communauté islamique de France qui se dit marginalisée par cette loi. Cette communauté devrait selon moi commencer à se rendre compte que la France est un pays laïc et que ce n’est pas cette loi qui les empêchent de pratiquer leur religion mais qu’il ne faut pas qui le montrer en public.

Et puis cette loi ne vise pas tout les islamiques seulement ceux qui portent le niqab. Mais, il y a aussi un enjeu électoral puisque dans 1 an les élections présidentielles vont avoir lieu. On peut supposer que par cette loi, M. Sarkosy veut attirer des électeurs du FN, un parti d'extrême droite fortement islamophobe. Vu que le parti FN compte de plus en plus d’électeurs, ce serait un gros plus pour le présidents français qui est en baisse dans les sondages. Mais, quelles sont les conséquences de cette loi pour celles qui porteront le niqab elles recevront une amende de 150 euros (250$). Et pour les maris qui obligeront leurs femmes à porter la burqua les conséquences seront 1 ans de prison est 43 000 euros d’amende.

Mais, les forces de l’ordre françaises vont avoir de la difficulté de faire respecter cette loi car selon les syndicats de police, ils auraient peur des représailles que pourraient causer l’application de cette loi. Cette loi va t-elle être acceptée par la communauté islamique ou va-t-elle se révolter contre cette loi. Il est clair que le gouvernement français s’expose à une réaction émotive de la part de communauté islamique française. Il existe de nombreux précédents comme en juillet 2010. Suite à la mort d’un braqueur, il eu des représailles contre les policiers mais aussi de nombreuses voitures brûlées et des magasins saccagés.

Côte d’Ivoire : Le bilan de Laurent Gbagbo

par Félix Ginoux

C’est la fin du régime de Laurent Gbagbo qui aura duré 11 ans. Voici une légère biographie de
son régime de terreur.

Quand Laurent Gbagbo prend le pouvoir le 27 octobre 2000, on retrouve dans la commune de Youpougon, une cinquantaine de corps criblés de balles sûrement tués par les milices de Gbagbo. On peut déjà entrevoir le régime sanglant que va être celui de Laurent Gbagbo. Les crimes, il y en aura bien d’autres qui iront de l'assassinat politique au massacre.

Mais ce n’est pas tout. Le président de la Côte d’Ivoire va détourner des milliards à son pays. Ce pays qui a un énorme potentiel économique, c’est un des principaux exportateurs de cacao au monde, et pourtant la population Ivoirienne est très pauvre. On comprend pourquoi. Mais que faisait-il de tout cet argent? Il le dépensait pour acheter des armes pour ses milices et aussi pour son usage personnel.

Maintenant retraçons les événements des derniers jours. Tout cela commence lorsque Alasan Ouattara est élu démocratiquement par le peuple Ivoirien. Le problème, M. Gbagbo ne veut pas céder son poste, et M. Ouattara se réfugie dans un hôtel sous protection de l’ONU. La situation semble sans solution. Mais des citoyens pro-Ouattara s’arment et la guerre civile éclate. Un massacre se passe sous les yeux des soldats de l’ONU sans aucune réaction de la communauté internationale. Jusqu'à ce que les troupes françaises (Licorne) en place en Côte d’Ivoire reçoivent l’ordre d’évacuer les résidents étrangers présents sur le terrain. Puis, ces troupes auront ordre de prêter main forte à l’ONU trop mal équipée.

Maintenant M. Ouattara essaie de négocier avec M. Gbagbo. Les négociation vont-elles réussir? Selon moi oui, car il a trop peu de ressources pour se défendre, alors s’il n’accepte pas les conditions de M. Ouattara, il sera sûrement tué. Si les négociations réussissent, M. Gbagbo ne va sûrement pas rester en Côte d’Ivoire de peur de se faire assassiner.

Il y a 2 solutions qui sont envisageables. Son départ vers la Mauritanie ou son jugement pour ses nombreux crimes commis. L’avenir est très incertain pour M. Gbagbo. Mais la Côte d’Ivoire va-t-elle se sortir de cette crise humanitaire? M. Ouattara saura-t-il installer une démocratie ou sera-t-il le nouveau dictateur de la Côte d’Ivoire ?

Une Bordée de ridicule

par Isabelle Grignon-Francke

La Locandiera, pièce écrite en 1753 par Carlos Goldoni. Une 4ème et avant-dernière pièce de la saison actuelle du théâtre la Bordée haute en couleur.

Cette comédie exploite tous les sujets communs de la comédie du 18ème : écart entre riches et pauvres, romance que trop évidente et préjugés sur les dames de théâtre.

Dans un décor italien, la tenancière d’une auberge, qui s’apparente plutôt à un bordel d’éloges séduisantes, se fait offrir milles et un cadeaux de la pacotille aux bijoux de prestige de la part de gentilshommes de différents statuts. Cherchant à obtenir de ses faveurs, les 2 bourgeois voient leur petit jeu entravé par un nouvel arrivant qui n’aime pas les femmes. Les déteste. La patronne des lieux décide donc de mettre tous ses charmes au service de son seul but : le séduire, créer en lui la torture émotionnelle et le lâcher dans un néant de bouleversements. Une morale toute masculine : attention messieurs, les femmes peuvent mordre !

Des personnages grotesques, en particulier, l’un a attiré mon œil. Le fameux grassouillet qui de ses cris efféminés faisait s'esclaffer la salle. Tout comme une des comédiennes qui par son discours naïf et son ton haut et irritant faisait apparaître dans l’esprit du spectateur une phrase bien bête : « Mais quelle conne ! ». La pièce fut une série de rire contagieux. Le décor était plutôt simple pour contraster avec les caractères débordant des personnages. Un petit ruisseau entourait cette maison de chambre ce qui ajoutait tout de même une touche de créativité. Les changements de décors  lors des entre-scènes  étaient cependant originaux et aidaient à garder la fluidité de la pièce.

En somme, belle comédie, toute en légèreté mais avec un scénario plus prévisible que les romances américaines cucul actuelles. Bravo !

Soir de première : « Silence en coulisses »

par Isabelle Grignon-Francke

« Silence en coulisses » : autre qu’une phrase que les comédiens connaissent  bien démontrant l’émoi présent lors d’un spectacle, il s’agit du titre d’une pièce de théâtre qui fut jouée le 8 et 9 avril par la troupe du 2ème cycle du Petit Séminaire.

Critiquer une production : certainement pas puisque j’en fait partie. Mais pourquoi pas une analyse détaillée de cette fébrilité passagère qui hante les acteurs avant d’embarquer sur les planches.

15h30. Tous dans la salle, un enchaînement du 2e acte est l’horaire, en raison des résultats plutôt moyens de notre générale pour cette partie.  Une pratique juste avant une première est tout ce qu’il y a de plus atypique. Le stress augmente. La metteure en scène nous dicte quelques notes sur la technicité de nos mouvements pour cette courte répétition.

16h30. L’heure du souper. Tous mangent un peu….ou beaucoup. Anecdotes racontées, l’ambiance s’apaise, se détend légèrement.

17h30. Levée de rideau dans deux heures. Les maquillages et costumes doivent être appliqués et enfilés dans un délai des plus pressants. Tout le monde doit être en coulisses pour 18h30. «  Est-ce que tu me friserais les cheveux? ». « C’est qui qu’y a mon mascara? ». « Sont où mes collants? ». Quelques cellulaires sonnent : la famille souhaite « merde » aux artistes, pour porter chance.  Le miroir des loges et ses ampoules nues encadrent environ une dizaine de personnes dont les visages sont complètement poudrés et les cils enduits de noir. Le comptoir est un vrai fouillis. Les trousses de maquillage sont vides, les cosmétiques à gauche et à droite ont tous changé de propriétaires. Un garçon peine a se mettre du crayon noir tandis que les autres se pavanent dans la glace.

18h20. Merde! Tout le monde aux costumes! Vite! Parfait maintenant votre « pre-set » . Préparation des accessoires, il faut les placer du bon côté : jardin ou cour ?
  • J’ai envie de pipi…
  • Moi aussi
  • Mais y’a déjà des gens devant la porte.

Prenons un drap pour nous cacher. Ce petit train de stress se dirige à la salle de bain.

19h15. Stand-by 15 minutes. Les gens entrent dans la salle. «  Merde, il faut pas qu’ils s’assoient dans la première rangée ». « Regarde ton papa est là. ». « Où ça ?! »…

19h29. Une minutes et c’est à vous. Communication avec l’équipe technique : « Est-ce que mon micro est là ?! ». «  Y’a tu pas mal de monde ? »

19h30. Musique. Une première réplique où l’on voudrait mourir et ensuite la scène nous appartient et nous en faisons un endroit où l’on se sent bien.

Entre les actes ce sont les changements des décors et de costumes. Plusieurs panneaux à changer de place en moins de 10 minutes.
La pièce se déroule à une vitesse vertigineuse. La dernière réplique est dite c’est le salut final. L’adrénaline tombe. Enfin on respire un peu. La joie rôde et en frappe plusieurs. Embrassades avec les parents et amis. La soirée finit par un découragement sur le bordel des loges et l’inefficacité de notre démaquillant.

Intimidation : Un cas d’urgence !

par Justine Auclair

Physique, verbale, sociale, électronique, raciale, religieuse, sexuelle, envers un handicap... L’intimidation se présente à nous sous plusieurs formes, et aucune d’entre elles; frapper, se moquer, exclure d’un groupe, cyberintimider, user de propos racistes, discriminer selon le sexe, la religion ou l’handciap d’une personne, n’est mieux qu’une autre.

Nous en entendons très souvent parler, sans toutefois beaucoup s’en préoccuper... Plusieurs se disent: «Ah, ce n’est pas trop grave, ce ne sont que des enfants, ils deviendront peut-être plus intelligents, avec une meilleure conscience plus tard.» C’est un peu ce que je pensais avant ; je ne croyais pas que la méchanceté de certains enfants pouvait détruire des vies et puis pourtant, après avoir fait des recherches et consulter plusieurs sondages, j’ai réalisé que c’était totalement vrai ; l’intimidation dans le quotidien des jeunes, qu’ils incarnent une victime, celui ou celle qui fait subir l’intimidation ou bien encore les deux à la fois, demeure encrée dans leur vie.

Un enfant qui intimide apprend à contrôler et à déstabiliser l’autre par la violence et l’abus de pouvoir alors que celui qui en est victime se sent de plus en plus impuissant et piégé dans une relation abusive. Ce qui veut dire que c’est très important de s’occuper des cas d’intimidation, car ça suit un enfant toute sa vie; selon le Dr. Dan Olweus, 60% des garçons qui intimidaient leurs pairs à l’école primaire auraient un dossier criminel à l’âge de 24 ans. Avec le temps, la simple intimidation dans une cour d’école peut se transformer en comportements beaucoup plus graves, comme la délinquance, le harcèlement sexuel au travail, des abus de drogues ou d’alcool, la fréquentation de gangs de rue et la violence dans les relations amoureuses, envers les enfants ou encore les aînés.

D’un autre côté, les victimes pourraient développer des problèmes très graves en vieillissant, comme un manque d’estime de soi, des problèmes reliés aux stress, de l’anxiété social, de l’isolation… Beaucoup se rendent même jusqu’aux pensées suicidaires puis jusqu’au suicide.

J’ai écrit cet article car je trouve que finalement, l’intimidation est un des pires actes dont une personne peut être victime ; il faut absolument le dénoncer. J’ai trouvé quelques statistiques, et ça m’a complètement troublée. J’espère qu’elles vous toucheront aussi :

  • un tiers et trois quart des élèves ont été mêlés à des actes d’intimidation.
  • 160000 élèves s’absentent de l’école chaque jour aux États-Unis à cause d’actes d’intimidation.
  • 80% des actes d’intimidation en milieu scolaire ne sont jamais signalés.
  • Entre 1980 et 1997, le taux de suicide chez les 10 à 14 ans aux États-Unis a augmenté de 109%.
  • Selon une étude récente réalisée par la Parent Health Connection de la région de York, en Ontario, il y a 60% des élèves qui vont dans les sites de clavardage et utilisent la messagerie instantanée. De ce pourcentage, 25% ont affirmé avoir reçu des messages d’intimidation, 16% ont admis avoir envoyé des messages de menaces, 14% ont reçu des menaces par Internet et 44% ont réservé une adresse de courriel sans le consentement de leurs parents.
  • L’élève typique, dans une école secondaire, entend des insultes contre les personnes homosexuelles en moyenne 25 fois par jour.
  • Environ 30% des jeunes qui se suicident sont gais ou lesbiennes.
Source des statistiques :

Papa

par Marie-Soleil Chevanel

Une fille par laquelle un homme devient un papa, a si c’est dans une famille heureuse, un statut privilégié. Elle tisse des liens étroits ;  elle est la «fille à papa». Jeune, son papa est son modèle, son héros. Il semble plus fort que tous les autres individus sur la Terre. Lorsqu’il raconte son histoire, elle a l’impression qu’il a vécu à l’âge de pierre ; il semble tout savoir ! En fait, il semble parfait ;  mais qu’en est-il vraiment ?  On peut répertorier les papas selon différents profils :  Nous avons tout d’abord le sportif. «Attachez vos tuques, on part en expédition demain matin. « N’oubliez pas d’apporter vos «runnings» car on revient à la course.» C’est le genre de père super actif (et même peut-être trop). Les filles dans tous ça, et bien on suit notre cher papounet, qui gagnera sûrement la bannière du père le plus actif.  Un deuxième profil ; le père «théâtral». « Mais, ma chère princesse, ton prince viendra te chercher avec son cheval blanc. Il sera aussi beau que les premières fleurs du printemps ». Imaginatif ; beaucoup ! C’est sur que pour les poèmes, nous savons où trouver notre inspiration !  Psychologue ;  non ce n'est pas juste une profession.  Certains papa sont mêmes des psychologues sans le savoir : "Tu vis une dure peine d’amour ma chérie. Il existe différente étapes pour parvenir à la vaincre. Tout d’abord nous avons...».  Ce «dad» là,  vous sera bien utile pour vos cours de psychologie au cégep!  "Pet pis répète sont dans un bateau, pet y saute, qui qui reste "? Celui là, il fera tout pour vous faire rire. On peut le qualifier d’humoriste. Gare à votre dignité lorsque vous inviterez vos amies ou votre copain à souper, les anecdotes seront la table d'hôte.  "Mamaaaan! T'as tu vu mon scooter, il n’est pas dans le garage. - Ton père vient de partir avec !" Celui là, il se croit jeune, malgré son âge avancé. L’avantage c’est que vous trouverez un compagnon pour toutes vos activités d'adolescents,  mais un petit conseil, apporter un peu d'antiphlogistine, au cas où vous auriez à débloquer son dos.  Le dernier portrait: protecteur-directeur. Celui là on le reconnaît comme ceci, essayez: dites lui que vous venez d'obtenir une mauvaise note. Il vous chicanera sûrement. Commencez à pleurer et expliquer lui combien vous êtes honteuse. S'il annule votre punition en vous donnant un gros câlin et pleins de bisou, en bien ça en est un.  Bref nous avons tous des pères différents. Mais au bout du compte, on les aime tous autant!

La tête haute

par Paul Fontaine

Le hockey, à certains égards et selon tout un chacun, représente une émission de télé niaiseuse, un sport quelconque, une fierté nationale ou une passion. Une saison de hockey se compose de matchs entre chaque équipe. Puis, à la fin, viennent les séries.

Cette année, j’y ai participé. Il faut le dire, en première ronde, on ne sait jamais ce qu’il peut arriver. C’est donc après quatre écrasantes victoires que l’équipe dont je fais parti se rend en finale. Eh oui, vous avez bien lu, finale. Sur une quinzaine d’équipes, il n’en restait plus que deux, la meilleure en saison régulière, 1 défaite et 1 nulle, le reste étant des victoires, et puis nous, 17 victoires, 6 défaites et 1 nulle, 5e au rang. Nous avions battu deux équipes plus fortes statistiquement que nous.

La partie est due pour 7h30. La fébrilité est à son comble dans la chambre. À tel point que plusieurs joueurs sont passés à l’urinoir plus d’une fois. Plus que 15 minutes avant la partie, le coach entre et parle un peu. Pas besoin de nous ‘‘crinqué’’, on l’ai déjà au max.

7h30 sonne, présentation officielle de chaque joueur. Et voilà que le coup de sifflet retentit pour la première fois. 1ère période, aucuns buts. À la 2ième, on mène 2-0. 3ième, ça sent la prolongation, 2-2. Et voilà que la  victoire nous échappe en temps supplémentaire.

Je n’ai jamais vu tant de déception et de peine. Pour tous les joueurs de l’équipe, le hockey est une passion. On avait tous envie de pleurer, mais l’orgueil est fort. La remise des bannières et des médailles se fait tête basse, et la poignée de main aussi.

Dans la chambre, personne ne parlait, trop abattu. L’entraineur nous dit une chose : « Sortez la tête haute, vous vous êtes rendu en finale. Sortez la tête haute. » Il nous félicite ensuite chacun, un à tour de rôle.

Puis, lorsqu’on a sorti de la chambre, trainant derrière nous une odeur rance, on regardait le monde dans les yeux, fiers de nous.